Mars au féminin est un challenge organisé par Flo&Books depuis 9 ans.
C’est un challenge assez simple, l’idée principale est de ne lire que des autrices pendant le mois de Mars.
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Mon repérage des sorties Cinéma pour le mois de Mars 2026
Comme d’habitude, cette sélection reflète mes choix personnels, voici la liste des films que je souhaiterais voir ou qui me paraissent intéressants à voir par date (les films en rouge sont ceux que j’ai vraiment envie de voir):
En 2026, j’ai vraiment envie de retrouver le chemin des salles de cinéma. Prendre le temps de m’y asseoir, de me laisser traverser par des images, des récits, des silences aussi. Le mois de janvier a commencé fort, avec trois films réalisés par des femmes, très différents dans leurs formes et leurs sujets, mais tous profondément marquants.
Au mois de Janvier, j’ai vu 3 films de réalisatrices:


Mascha Schilinski, réalisatrice allemande
a remporté le Prix du jury à Cannes en 2025
La réalisatrice allemande Mascha Schilinski signe ici un film ambitieux et singulier. À la campagne allemande, dans une grande ferme, se déploient plusieurs récits de femmes à différentes époques : notamment au début du XXᵉ siècle, années 1970 et aujourd’hui. À chaque fois, ce sont des jeunes filles ou des femmes que l’on suit, comme prises dans un même lieu chargé de mémoire. L’atmosphère est lourde, on sent que quelque chose va arriver dans ces familles pour nos jeunes protagonistes féminines. Les souvenirs sont chargés, les générations se répondent, les traumas restent et se transmettent.

Le film repose sur un dispositif très intelligent, fait d’échos, de répétitions, de gestes et de sons qui se répondent à travers le temps. C’est un film où le son a une grande importance: un bourdonnement, un bruit de chute (le titre du film en vo est: « The sound of falling », donc cet élément est important dans le film), un comportement, reviennent, créant une atmosphère lourde et oppressante, avec la sensation constante que quelque chose de grave va survenir.
Si j’ai été sensible à la précision du travail, à l’intelligence du scénario et à l’importance donnée au son, je dois aussi dire que l’expérience m’a laissée mitigée. Les silences prolongés, les temps d’attente et une certaine passivité m’ont plutôt ennuyée, rendant la séance parfois presque désagréable.
Un bon film, indéniablement, mais qui souffre selon moi de sa radicalité, au détriment du plaisir de visionnage. Néanmoins, je suivrais avec intérêt les prochaines propositions de cette réalisatrice allemande.


Annemarie Jacir, réalisatrice palestinienne
La cinéaste palestinienne Annemarie Jacir nous plonge en 1936, dans une Palestine sous occupation britannique, au moment où commencent les arrivées de Juifs européens. Le film montre avec beaucoup de justesse l’installation progressive d’un système colonial profondément injuste, où les Palestiniens subissent expropriations, violences et discriminations, sous la protection des autorités britanniques.
Un début de révolte se forme notamment chez les travailleurs palestiniens sous forme d’actions de manifestations qui sont violement réprimées.
On suit notamment un jeune homme venu de la campagne pour travailler en ville, devenu chauffeur d’un couple d’intellectuels palestiniens. À travers lui, le film donne à voir plusieurs points de vue : celui des paysans qui assistent, impuissants, à la confiscation de leurs terres, et celui des élites politiques et intellectuelles palestiniennes, dont les espoirs d’un État indépendant s’effondrent peu à peu et qui ne peuvent que constater la répression de plus en plus grande, injustifiée et cruelle des Britanniques qui commettent des rafles en campagne pour donner l’exemple.
J’ai beaucoup aimé ce film, à la fois pour sa force historique et émotionnelle, qui n’épargnent pas les chrétiens palestiniens. Il montre clairement que la révolte devient un choix nécessaire face à la violence coloniale, et met en lumière les compromissions de certaines élites avec les Britanniques, qui finiront par les trahir. Un film dur, mais essentiel, qui restitue un moment clé où les espoirs palestiniens se brisent.


Chloé Zhao, réalisatrice chinoise
Oscar du meilleur film pour Nomadland
Avec Hamnet, Chloé Zhao s’éloigne des grands espaces américains pour s’intéresser à l’intime. Le film suit le jeune William Shakespeare, sa relation avec sa femme, et surtout le drame familial qui va marquer leur vie.
Visuellement, le film est d’une grande beauté : la nature, les corps, les gestes du quotidien sont filmés avec une délicatesse remarquable. Chloé Zhao excelle dans cette manière de capter le sensible, le non-dit, les émotions enfouies. Et la personnage principale est vraiment Agnès, l’épouse de Shakespeare.

J’ai toutefois ressenti, par moments, un léger trop-plein émotionnel, comme si le film cherchait parfois à nous forcer à ressentir. Mais la scène finale est d’une telle puissance qu’elle efface ces réserves et élève l’ensemble du film, une vraie ode au théâtre et au spectacle vivant.
Un très beau film, émouvant et profondément humain, à ne surtout pas manquer.
Avez-vous vu ces films? Qu’en avez-vous penser?
N’hésitez pas à laisser un commentaire!
Ce roman d’horreur a été pour moi une très belle découverte, d’autant plus marquante que je suis peu familière avec ce genre. L’histoire se déroule sur une île irlandaise isolée, où l’on fait la connaissance d’une jeune femme enfermée dans un quotidien monotone et sans éclat. Sa vie semble se résumer à une mission étrange et inquiétante : s’occuper de « la chose », dont la présence plane comme une menace silencieuse.
Le début d’année est toujours un moment où on aime faire le point sur nos envies de lecture. Pas pour me fixer des règles trop strictes, mais plutôt pour donner une direction, une couleur à l’année qui arrive. Lire reste avant tout un plaisir, une liberté, mais poser quelques intentions m’aide à garder le cap.
D’abord, je continue sur une évidence pour moi : lire des autrices. C’est déjà le cœur de mes lectures, et j’ai envie que ça le reste. J’ai encore tellement de voix féminines à découvrir.